Michel PASSE, quarantaine rugissante, est responsable d’une unité d’hémodialyse à Marseille ; son pote et co-auteur Jean-Philippe CHABRILLANGEAS, quarantaine hurlante, exerce en tant qu’infirmier libéral à La Valentine. Les deux compères, nouveaux arrivants sur la planète Marseille polar, sont amis depuis la nuit des temps, peut-être même un peu plus. Après avoir écrit de nombreuses chansons pour des groupes locaux et pour Jean-Philippe avoir édité deux recueils de poèmes, ils décident d’associer leurs talents et se lance dans l’écriture de leur premier roman. Outre la littérature, ils vouent une véritable passion à la mer et la voile et sont adeptes forcenés du culte de l’amitié et de l’épicurisme en combattant farouchement toute forme de stoïcisme.
Leur ouvrage : « La peinture à l’huile…d’Olive », paru 1er trimestre 2009 aux éditions ad-hoc, (12 euros), est le premier d’une série qui promet d’être longue tant l’écriture à « quatre mains » leur est finalement apparue comme une évidence. Il y a des évidentes heureuses. Ce roman pourrait être assimilé au polar Marseillais (mais oui) même s’il n’en a pas toutes les caractéristiques. (Heu pas si sûr en fait). Dans ce bouquin, pas de flic charismatique (ça change) mais une bande de collègues qui, au fur et à mesure du déroulement de l’intrigue, va se retrouver dans un tourbillon d’embrouilles qui les entraînera Dieu seul sait où. Marseille est le principal théâtre de l’histoire, un hypothétique tableau de Maître en est le nœud gordien et le parler Marseillais sur fond d’amitié indéfectible en signe l’atmosphère. En clair et pour faire simple un bouquin qu’il faut absolument se procurer pour un moment de détente, sous la tonnelle, un bon rosé de Provence à la main. C’est de la fraicheur pure.
Les personnages si vrais et attachants du livre reprennent du service pour de tumultueuses « vacances » au Cap Corse dans : « Corsica-Cahuètes » à paraître fin Janvier 2010, même éditeur, même prix.
Pour vous, les bons côtés de Marseille c’est :
« Au-delà des clichés sur la méditerranée, le soleil, les boules et le pastis, Marseille est une espèce d’entité polymorphe qui phagocyte tout être vivant ; elle t’adopte chaleureusement et te garde entre ses seins ou te rejette sans le moindre regard comme une vulgaire quantité négligeable. C’est une ville qui vit, respire, transpire et pue. Elle est douée d’un charme indéniable voire sans égal mais comme une traînée sur le retour, elle se laisse aller et ne met que trop rarement ses atouts en valeur.
Marseille n’en en rien responsable de sa situation géographique privilégiée, son bord de mer ou sa météo clémente, elle est faite de ses quartiers, ses habitants de leur gouaille et leurs façons d’être : de la personnalité la plus influente à la roulade la plus caricaturale.
Marseille est un choc, un choc culturel autant qu’un choc de culture ».

Michel Jacquet - Janvier 2010
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