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Cet avocat talentueux allait commettre une erreur : venir jouer sur un terrain dangereux, le polar. Bien lui en prit à ce bougre. Il démontre, à travers ce roman haletant, tonique, bourré d'humour qu’il connait la musique et sait faire valser les mots qu’il aligne avec un rythme soutenu, sans aucune fausse note. Une symphonie noire parfaite. Corse d’origine, ce marseillais a vécut six ans à New York et, à travers Polka, c’est un peu cette ville qui s’invite dans votre salon.
« Polka, arrête tes conneries, tu sais que tu es sur la corde raide, un pas de travers et tu tombes ».
L'inspecteur Paul Casanova, alias Polka est un flic new-yorkais d'origine corse, une tête de mule du genre incassable qui prend des coups mais qui encaisse toujours, se relevant à chaque fois...Un héros grande gueule et gros bras, qui ne rate ni une baston ni une fusillade. Et surtout qui pratique New York comme si c’était un grand village.
Flanqué d'un dragonne de la police des polices, d'un nouvel équipier qui a viré Born Again Christian et chaperonné par un commissaire au langage plus cru que deux charretiers en congrès, c'est à lui de dénouer les pièces d'une enquête hyper-mouvementée : Un serial-killer, un trafiquant de drogue slave qui veut faire main basse sur la ville, un ex-ami devenu parrain de ce qui reste de la mafia locale, le milieu de la pornographie, des skinheads néo-nazis, Polka n'est pas au bout de ses peines. Heureusement il a au fond du cœur la sagesse de son grand-père berger, et surtout pour le protéger un ami des plus percutants. Un livre, à n’en pas douter, Rock'n roll!

POLKA, l’Ecailler, 17,50 Euros
Et maintenant question rituelle, Le bon coté de Marseille pour toi, c’est ?
« J’aime la beauté «bordélique » de Marseille, une ville multiculturelle qui ne se dévoile pas, je dirais même plus qui se cache et qu’il faut apprendre à découvrir et surtout pas à apprivoiser. On peut reprocher à notre ville d’avoir perdu un peu de son identité ces dernières années, mais je trouve que dans l’ensemble on y vit plutôt bien.
Comme un vrai marseillais, je ne peux toutefois m’empêcher de formuler une petite critique : il faudrait juste que les gens fassent un effort en ce qui concerne la propreté de nos rues. »

Michel Jacquet
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