Notre Dame de la Garde

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    Le mois d'Octobre à Marseille est en général une période alternant le chaud et le froid, comme ça sans prévenir. L'été a toujours eu beaucoup de regret à quitter notre belle région au mois de Septembre mais n'est jamais parvenu à bien s'entendre avec ce satané mois d'Octobre. Enfin je dis cela pour Marseille car dès que l'on passe Avignon c'est le NORD, et là il fait froid en Octobre et ça c'est normal !
Alors ce matin, une sage précaution s'impose: consulter la météo avant d'aller faire une ballade. Comme on avait annoncé du beau temps chez William Leymergie, je me risque donc sans grande crainte à l'ascension de la colline de Notre Dame de la Garde, malgré les quelques nuages menaçants qui ornent le ciel habituellement bleu. Si quelques « estrangers »  lisent ces lignes, ils vont dire que j’exagère mais je m’inscris en faux tout de suite : chez nous on n’exagère pas, on arrange la vérité, c’est tout.

J'ai maximum 2 heures pour faire l'aller-retour durant ma pause-déjeuner.


Voici mon point de départ, le magnifique Palais de la Bourse, la chambre de commerce de Marseille y a élu domicile. Pour votre information il s’agit ni plus ni moins que de la plus vieille Chambre de Commerce au monde.

1599 ! Ça fait quand même un bail, non ?

 

Nous sommes sur La Canebière, au cœur de Marseille, à 2 pas du Vieux Port. C’est d’ailleurs par là que nous allons.

  Quelques nuages hostiles dans un ciel tout bleu…Je vous l’avais dis plus haut.

Au coin de la Canebière on aperçoit là haut notre destination.

  Avec un tel point de mire c’est relativement simple de trouver son chemin non ? Hop je prends à gauche, je me dirige vers le bas de la rue Breteuil, là où elle se nomme « Cours Jean Ballard », puis j’emprunte une magnifique place, longeant un vieux « monument» de la cité, le journal « La Marseillaise ». Je crois, sans m’avancer beaucoup, que ce journal est l’un des derniers en France à posséder ses propres rotatives.

En prenant une des petites ruelles sur la gauche, je rejoins la rue Sainte, une rue très sympathique, extrêmement vivante de jour comme de nuit. Au passage, je me délecte de quelques clichés…

 


 On aperçoit derrière le vieux port, les dômes de La Major.

 

  Une institution à Marseille, le « Four des Navettes » juste à côté de l’Abbaye St Victor. Nous sommes toujours rue Sainte en la remontant.

  

St Victor à Gauche face à l’entrée du Vieux Port, les forts St Jean et St Nicolas.

 

Je tourne ici dans la rue d’Endoume. Je traverse ensuite une des grandes artères de la cité juste au moment où l’avenue de la Corse devient le Boulevard de la Corderie. Puis je tourne dans un petit jardin public, des étudiants squattent les bancs en dévorant leurs sandwichs, la rue qui monte quasi à pic se nomme la rue des Lices. La photo vue de haut écrase un peu la pente.

Au prochain virage j’escalade un vieil escalier menant au Jardin de la Colline Puget, un coin méconnu mais très typique. Avec son restaurant ou ses bancs, cela peut être une halte agréable, surtout par forte chaleur.

 


 

Je me rapproche du but ! Et ça monte, ça monte…

Si vous parvenez au « Jeanne d’Arc », c’est que vous êtes arrivé ! Plus besoin de vous guidez maintenant il suffit de se retourner et…

Il reste juste quelques escaliers.

 

 

Que l’on soit clair entre nous. Notre Dame de la Garde est bien au-delà d’un bâtiment religieux pour les marseillais, on la nomme « bonne mère » et c’est comme un membre de la famille par ici. Elle est la gardienne de la cité, celle qui veille sur nous, celle que l’on prie en premier quand nos vies ne sont pas celles que l’on voudrait. Des générations de marseillais ont exprimés leur reconnaissance à la Bonne Mère avec des ex-voto que l’on retrouve à l’intérieur, ne passez pas à côté, entrez, regardez en l’air ou lisez les innombrables preuves aux murs. Ce n’est même pas la peine d’être catholique vous savez, ni même de croire. La bonne mère est marseillaise avant tout et elle sait que nous sommes ses enfants, peut importe la couleur de notre peau, notre accent, notre richesse ou notre religion. Comme une mère qui ne voit que l’amour dans le cœur de ses enfants…

Pour moi Notre Dame de la Garde incarne l’âme de Marseille, c’est ici que l’on comprend que nous sommes tous identiques et c’est sans doute aussi la raison pour laquelle les Marseillais savent être solidaires quand les épreuves nous touchent.

 

Inutile de préciser qu’en plus la vue est imprenable. Une formule que nous avons tous du entendre dans la bouche de plusieurs générations de vendeurs immobiliers… Sans offense !

En bas, à Endoume on joue au foot. C’est dingue ce qui peut se passer à Marseille, non ? Entre nous ce n’est un stade particulièrement bien entouré, une barre d’immeuble en guise de gradin d’un côté et la protection de la Bonne Mère de l’autre. J'suis certain que le petit jésus se retient parfois d'applaudir en regardant ça de haut.

Sinon côté vue, je continue à m'en prendre plein les mirettes en tournant tout autour de la basilique.

Quelques traces datant de la libération de la ville, ça va avec le char "Jeanne d'Arc" que l'on a croisé tout à l'heure.

C'est maintenant l'heure de redescendre, j'ai mis quarante minutes pour "grimper" jusqu'ici. Trés honnêtement je ne suis pas monter en marchant trés vite et même si la ballade est sportive j'ai croisé beaucoup de touristes à pied. Il fait beau et il y a des tas de surprises à voir que finalement on ne pense plus au pourcentage de la côte!

Mais il y a le choix pour venir ici et surprise on peut même y monter en train! Pas le TéGéVé, naaaaannn!!!

Mais c'est quand même un train!

La descente est nettement moins sportive, à moins d'être en skate mais ce n'est pas mon cas. Je décide tout de même de changer de chemin pour revenir au vieux port. Et je commence par prendre les escaliers.

Ensuite c'est du gateau... on se laisse glisser dans la pente.

Non, non, toujours pas de skate... Mais j'aimerais bien voir ce que ça pourrais donner dans le coin !

 

Arrivé en bas, on est sur le Cours Pierre Puget, suffit de le descendre, de longer le palais de Justice, un virage à 90° sur la gauche dans la rue Paradis.

En descendant du paradis, vous arrivez à la Canebière! Té, c'est pas la preuve que Marseille est bénie des dieux ça?!?

Le Nours - Octobre 2008

 contact@les-bons-cotes-de-marseille.fr

 


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